03.09.2007

je veux écrire ma note !

Mais non... Je n'y arriverai pas. Je remplis tant bien que mal mon rôle de mère et de femme alors je réponds présente à la moindre sollicitation. Le moment crucial se situe entre 17h et 21h30, du bain au coucher défnitif, avec entre le repas - toujours mouvementé - la vaisselle et tout le reste. J'essaie tant bien que mal de grapiller quelques minutes, je veux écrire combien il m'est doux de penser à cette peau, que j'aime embrasser comme on mange un fruit mûr et juteux, comment des mots parcourus réveillent en moi des sensations familières, écrire pour mieux me rappeler ces moments passés dans des bras presque inconnus... "Moi je veux sortir du bain"... vite enregistrer en brouillon (j'ai deux notes dans cet état). "On a faim"... éteindre ce satané appareil (qu'est-ce que je vais faire à manger ?). "Oui, j'arrive !". Généralement, dans ces situations là, je m'ennerve vite, je bougonne et passe vite pour une mégère. Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas avancer sans moi ? AH ! Je suis mère, c'est vrai... Mais je refuse d'oublier ce qui me fait !

A cette heure-ci, la "mère" retourne dans sa bulle, elle n'aime pas la télé... Elle n'est pas la seule dans ce cas là. Bientôt, à l'approche de pas, elle fermera toutes les fenêtres de son écran.

- "Tu discutais avec qui ?"

- "C'était bien le film ?"

01.09.2007

my spaïce

En premier lieu, je suis bien fière de ma bannière.

En second lieu - et malgré mon désir, je n'ai pas osé dépasser le baiser sur ses lèvres. Il semblait préoccupé... Alors je suis encore à cette heure-ci devant cet écran.

Je me suis branchée sur my spaïce, pour voir quels autres spaïces étaient présents. A ce jour, j'ai plein "d'amis". 30 en moins d'une semaine ! ouaou ! Mais ce soir, il n'y a personne (idem sur msn, des fois on se sent maudit). Je découvre un peu plus chaque jour le fonctionnement de cet univers. Des invitations, des petits messages, des petites attentions. Trois fois rien, mais ça fait toujours plaisir, même si je ne comprends pas toujours le sens de ce qu'on m'envoie, ça frise le glauque parfois. Je ne suis pas une fille très rapide et j'aime prendre mon temps à l'entendement du monde. A mon tour j'envoie des petits trucs que je bidouille, je me dis que des petites images personnalisées en rapport avec l'univers de l'autre, ça doit toucher quelque part. Dans ma boîte à amis, j'ai : des filles à l'univers étrange, une "housewife" très fifties, des musiciens avec qui je fais ma groupie de bas étage (j'ai honte), deux jeunes mexicains un peu trop portés sur des trucs sordides (à qui j'envoie des exvotos mexicains, va comprendre), et puis d'autres qui sont là... Objectif : occuper les spaïces des autres, dire encore une fois "j'exiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiste" (c'est récurrent en ce moment chez moi, c'est dingue)...

Sur l'autre écran, la télé, c'est la finale d'une émission dont j'ignorais l'existence. Des gravures de mode vulgaires gens sortent d'une maison où ils étaient enfermés, genre loft. Secret story, tel est le nom. Là encore, trop de choses m'échappent. Je crois que je ne vis plus dans la même dimension.

Et encore plus loin de moi, dehors, c'est la fête. Les auto tamponneuses sont au bout de la rue. Quelques jeunes s'égarent dans la rue. Des boum boum boum arrivent jusqu'à mes oreilles.

Au dessus de moi, un homme est dans les bras de Morphée.

Dans le spaïce de mon cerveau, l'image d'un grain de beauté me hante.

Et moi, je me demande dans quel spaïce j'erre...