05.10.2007
poor lonesome cowgirl...
Donc me voilà dans cette maison, en coup de vent ou version mur, au choix. Je ne l'embrasse plus, ne le touche plus, lui parle travail uniquement (c'est le seul domaine où notre couple a toujours existé) et réponds à ses questionnements, quand je le peux.
Les effets de cette position sont à la limite du perceptible mais je les ressends, tout doucement je me reconstitue. L'image floue se précise par petites touches. Je commence à retrouver certaines choses. Je ne laisse plus de prises à ses mots. Je fais tout pour qu'ils glissent et ne me pénètrent pas. Alors je lui dit tout ça. Je sais que je lui fais mal mais je suis déterminée.
Mais parfois, tout en gardant mes distances, il faut bien donner le change. La déconstruction doit prendre du temps... Face aux amis et à la famille, je ne laisse rien paraître. C'est incroyable combien je sais faire comme si de rien n'était... avec cette sensation d'avoir tout le temps fait ça. Je souris, je prends la parole, discute... Quand la façade tombe une fois seule, je suis épuisée. Vidée... Je ne supporte même plus cette attitude.
Seule. Le sentiment de perdre dans le bon sens toutes mes parades passées et planques confortables. L'angoisse du vide derrière ces vitrines. Qui vais-je trouver dans le miroir ? Celle que j'ai été avec tout ses travers et qui doit se construire en les dépassant... C'est comme se défaire d'une dépendance de comportement. Sans tomber dans une nouvelle addiction.
Seule je dois faire ce chemin. Mes vieilles casseroles font encore trop de bruit derrière moi.
Se sentir nettoyée pour mieux succomber après... même si j'ai déjà un pied dans la tombe.
22:34 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : vieilles casseroles, planques, parades, tombe

