05.09.2007
un beau soleil aujourd'hui
La journée a plutôt mal commencé. Un manque de sommeil qui commence à porter sur les nerfs, mal au dos, mal partout. Je me sens d'une humeur épouvantable à couper au couteau. J'aborde les choses sous un mauvais angle. Mes idées sont noires. Je préfèrerais rester sous les couvertures et me remplir de chocolat (et tenter une near death experience... by chocolate ?). Je prends mon agenda, vite le calendrier... Bon (mauvais ?) sang ne saurait mentir, mes hormones se rappellent à moi douloureusement. Mes règles. Je les ai "oubliées" et en plus elles sont en avance. Les règles, c'est mon "marronier" à moi. Les journalistes ont la rentrée scolaire, la toussaint, les départs ou retours de vacances... moi, ce sont mes règles. Pas un blog où je n'en ai parlé ! C'est une de mes composantes, c'est ce qui me rappelle que je ne suis après tout qu'un animal, une femelle. Elles m'épuisent (je militerais bien pour un arrêt de travail systématique de trois jours par cycle et une information plus appuyée sur ce phénomène dans les cours de sciences naturelles) mais elles rythment mes humeurs... Et dans ces moments là, danger ne pas s'approcher (je profite aussi de cet état pour arriver à mes fins : avoir la paix, vu que je ne supporte rien).
Mais aujourd'hui, j'ai pu dépasser cet état et oublier un peu la nature qui me submerge pour apprécier la nature qui m'entoure. Aujourdhui, la lumière était belle, limpide, nettoyée par la pluie de la veille, le soleil brillait sans assomer. Alors j'ai pris la route avec la musique de Verdi, direction le sud. J'avais un rendez-vous de travail dans un château renaissance presque en ruine loin de tout (mon travail n'est certes pas rentable mais j'ai la chance de vivre de petits instants hors du commun qui rendent plus facile l'acceptation de ma condition). Et ce fut une après midi délicieuse. J'ai pris mon temps, découvert des jardins revenus à l'état "sauvage" (la nature rendue à elle-même), vu des paysages à couper le souffle (j'avoue que la longue marche sur des sentiers escarpés m'a aussi coupé le souffle), mangé des mûres et des amandes, apprécié cette lumière qui nous entourait, mon hôte et ma petite personne.
Le temps a filé sans que je m'en rende compte. Les affres de la modernité m'ont rappelée à l'ordre... "Tu rentres quand ?"... Alors je suis partie réintégrer mon rôle, ma place, ma condition, mon humeur matinale avec toutefois de belles images en tête.
Dans une semaine, ça ira mieux...
23:09 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : menstrues, soleil, verdi

