08.09.2007
bonne élève
En bonne routarde (et roublarde) des joies de Vénus et des plaisirs de la chair, je pensais ne pas avoir à apprendre plus de nouveautés que cela ou si peu. Au mieux, découvrir et essayer de nouvelles choses, au pire, me dire que oui : c'en était fini, les affres du temps et la pudibonderie ambiante ayant eu raison de moi. Fort heureusement, je ne suis pas de nature blasée et reste souvent pétrie d'espoir. Et je me surprends à découvrir un aspect pourtant approché bien des fois mais jamais d'aussi près... l'érotisme. Pas celui qui s'étale partout et dont le commerce s'est emparé, ni celui presque attendu du monde des fantasmes, ni encore celui qui pointe au travers de nombreuses discussions très crues sur les choses du sexe que j'ai pu avoir.
Non, un érotisme qui vient de loin. Un érotisme où l'on se pâme, où la moindre parcelle de peau porte en elle les promesses de sensuelles entrevues. Presque de la fin'amor... L'attente du baiser est en elle-même un acte qui provoque le trouble, les mots aiguisent le désir, leur lecture en fait trembler mon souffle, tout doucement le ton monte... et c'est un vertige qui me submerge, un tourment mêlé de plaisir et de frustration. Une douce et belle relation où l'émotion prime sur le corps, même si le naturel revient pour allumer un feu qu'il est bon parfois de calmer.
Bel amant, j'ai envie d'aller plus loin encore, de provoquer un corps à corps où nous tarderions à nous embrasser sur la bouche. Nos effleurements nous brûleraient la peau. Nos lèvres prendraient un malin plaisir à se détourner de nos zones les plus sensibles pour suivre des chemins plus innocents. Nous retarderions les approches plus profondes mais pourtant inévitables...
J'apprends, je prends, impatiente...
19:25 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : érotisme, feu, amant

