08.09.2007

bonne élève

En bonne routarde (et roublarde) des joies de Vénus et des plaisirs de la chair, je pensais ne pas avoir à apprendre plus de nouveautés que cela ou si peu. Au mieux, découvrir et essayer de nouvelles choses, au pire, me dire que oui : c'en était fini, les affres du temps et la pudibonderie ambiante ayant eu raison de moi. Fort heureusement, je ne suis pas de nature blasée et reste souvent pétrie d'espoir. Et je me surprends à découvrir un aspect pourtant approché bien des fois mais jamais d'aussi près... l'érotisme. Pas celui qui s'étale partout et dont le commerce s'est emparé, ni celui presque attendu du monde des fantasmes, ni encore celui qui pointe au travers de nombreuses discussions très crues sur les choses du sexe que j'ai pu avoir.

Non, un érotisme qui vient de loin. Un érotisme où l'on se pâme, où la moindre parcelle de peau porte en elle les promesses de sensuelles entrevues. Presque de la fin'amor... L'attente du baiser est en elle-même un acte qui provoque le trouble, les mots aiguisent le désir, leur lecture en fait trembler mon souffle, tout doucement le ton monte... et c'est un vertige qui me submerge, un tourment mêlé de plaisir et de frustration. Une douce et belle relation où l'émotion prime sur le corps, même si le naturel revient pour allumer un feu qu'il est bon parfois de calmer.

Bel amant, j'ai envie d'aller plus loin encore, de provoquer un corps à corps où nous tarderions à nous embrasser sur la bouche. Nos effleurements nous brûleraient la peau. Nos lèvres prendraient un malin plaisir à se détourner de nos zones les plus sensibles pour suivre des chemins plus innocents. Nous retarderions les approches plus profondes mais pourtant inévitables...

J'apprends, je prends, impatiente...

 

06.09.2007

rien à dire


podcast

Cela fait longtemps que je n'ai pas écouté ce disque. Cherchant une musique à poser sur cette note (assez inutile d'ailleurs), ce morceau s'est imposé de lui-même. Pas de sens caché (je ne comprends rien à l'anglais) mais une ambiance qui colle un peu à ces journées qui défilent. Et comme je suis de nature obsessionnelle (si, je vous jure !) j'épuise les titres à force de les écouter sans cesse. Surtout dans ma voiture (j'adore faire ma vieille ado, en plus de me traîner encore ma vieille paire de Doc', j'écoute la musique à fond avec les vitres baissées).

Sur la musique, je reste plus qu'éclectique. Un stock important de disques récupérés ou achetés ici et là me permet de trouver LE truc de la situation. Et ce soir, c'est "Before the poison" de Marianne Faithfull, il y a comme une espèce d'énergie désesperée là dedans...

 

05.09.2007

un beau soleil aujourd'hui

La journée a plutôt mal commencé. Un manque de sommeil qui commence à porter sur les nerfs, mal au dos, mal partout. Je me sens d'une humeur épouvantable à couper au couteau. J'aborde les choses sous un mauvais angle. Mes idées sont noires. Je préfèrerais rester sous les couvertures et me remplir de chocolat (et tenter une near death experience... by chocolate ?). Je prends mon agenda, vite le calendrier... Bon (mauvais ?) sang ne saurait mentir, mes hormones se rappellent à moi douloureusement. Mes règles. Je les ai "oubliées" et en plus elles sont en avance. Les règles, c'est mon "marronier" à moi. Les journalistes ont la rentrée scolaire, la toussaint, les départs ou retours de vacances... moi, ce sont mes règles. Pas un blog où je n'en ai parlé ! C'est une de mes composantes, c'est ce qui me rappelle que je ne suis après tout qu'un animal, une femelle. Elles m'épuisent (je militerais bien pour un arrêt de travail systématique de trois jours par cycle et une information plus appuyée sur ce phénomène dans les cours de sciences naturelles) mais elles rythment mes humeurs... Et dans ces moments là, danger ne pas s'approcher (je profite aussi de cet état pour arriver à mes fins : avoir la paix, vu que je ne supporte rien).

Mais aujourd'hui, j'ai pu dépasser cet état et oublier un peu la nature qui me submerge pour apprécier la nature qui m'entoure. Aujourdhui, la lumière était belle, limpide, nettoyée par la pluie de la veille, le soleil brillait sans assomer. Alors j'ai pris la route avec la musique de Verdi, direction le sud. J'avais un rendez-vous de travail dans un château renaissance presque en ruine loin de tout (mon travail n'est certes pas rentable mais j'ai la chance de vivre de petits instants hors du commun qui rendent plus facile l'acceptation de ma condition). Et ce fut une après midi délicieuse. J'ai pris mon temps, découvert des jardins revenus à l'état "sauvage" (la nature rendue à elle-même), vu des paysages à couper le souffle (j'avoue que la longue marche sur des sentiers escarpés m'a aussi coupé le souffle), mangé des mûres et des amandes, apprécié cette lumière qui nous entourait, mon hôte et ma petite personne.

Le temps a filé sans que je m'en rende compte. Les affres de la modernité m'ont rappelée à l'ordre... "Tu rentres quand ?"... Alors je suis partie réintégrer mon rôle, ma place, ma condition, mon humeur matinale avec toutefois de belles images en tête.

Dans une semaine, ça ira mieux...

03.09.2007

vilaine femme !

Je suis une vilaine femme... Je distille des émotions, j'ose affirmer des sensations, je déclare mes flammes. Je suis une amante, une infidèle. Loin de moi l'idée de jouer avec mon prochain. Comme déjà écrit (il me semble) j'aime le ressenti et la connexion entre deux êtres. En ce moment un grain de beauté me joue des tours. Un grain, c'est trois fois rien. Mais dans mon esprit tortueux, cela prend des dimensions qui me dépassent. Et je suis dépassée. Je l'imagine comme point de départ de chemins sinueux où déposer mes baisers. Tous mes sens sont en alerte. Je pourrais décrire bien plus. Mais non, la situation est suffisamment porteuse d'intensité comme ça.

Ce n'est pas bien d'exposer de la sorte mes désirs, aussi clairement. De me dire que j'emmène l'autre sur des chemins inconnus. De ma vie d'amante, j'ai vécu quatre belles rencontres. Deux hommes, deux femmes, je suis pour l'égalité des sexes ! Avec à chaque fois un désir ardent d'aller de l'avant sans se poser la question du lendemain. Sans se poser cette question car on sait de quoi est faite la réponse : vivre intensément ce moment et savoir qu'il faudra quelques jours d'atterrissage dans l'autre vie, celle qui reprend ses droits. Mais je me serais nourrie, abreuvée à la source. Une recherche d'absolu qui ne peut être que momentanée. Cela évite d'épuiser une relation, de conserver un peu de magie.

J'aspire à devenir un délicieux souvenir.

Je ne suis pas si vilaine que ça...

je veux écrire ma note !

Mais non... Je n'y arriverai pas. Je remplis tant bien que mal mon rôle de mère et de femme alors je réponds présente à la moindre sollicitation. Le moment crucial se situe entre 17h et 21h30, du bain au coucher défnitif, avec entre le repas - toujours mouvementé - la vaisselle et tout le reste. J'essaie tant bien que mal de grapiller quelques minutes, je veux écrire combien il m'est doux de penser à cette peau, que j'aime embrasser comme on mange un fruit mûr et juteux, comment des mots parcourus réveillent en moi des sensations familières, écrire pour mieux me rappeler ces moments passés dans des bras presque inconnus... "Moi je veux sortir du bain"... vite enregistrer en brouillon (j'ai deux notes dans cet état). "On a faim"... éteindre ce satané appareil (qu'est-ce que je vais faire à manger ?). "Oui, j'arrive !". Généralement, dans ces situations là, je m'ennerve vite, je bougonne et passe vite pour une mégère. Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas avancer sans moi ? AH ! Je suis mère, c'est vrai... Mais je refuse d'oublier ce qui me fait !

A cette heure-ci, la "mère" retourne dans sa bulle, elle n'aime pas la télé... Elle n'est pas la seule dans ce cas là. Bientôt, à l'approche de pas, elle fermera toutes les fenêtres de son écran.

- "Tu discutais avec qui ?"

- "C'était bien le film ?"