18.01.2008

la loose

aujourd'hui, j'ai envie de me plaindre. Les blogs, ça sert un peu à ça aussi.

Elle me pèse mon histoire ! (long soupir)

Et la séparation ? suit toujours son cours, tranquillement, avec quelques vagues ici et là, bref, ça traine. Parce que je me rends compte à quel point c'est plus simple de se séparer quand on est pipole ou cadre moyen. CDD au smic, même si c'est dans un milieu qui peut en jeter, ça complique grandement les choses. Trouver un appart, oui mais où, tout dépend du job que je suis censée chercher (arf, le serpent se mord la queue). Et puis on est tous les deux dans ce cas. Nous avons toujours tout mélangé dans cette vie, nous devons donc nous défaire de tout. Sauf de notre enfant, bien sûr.

Et la garde ? Elle dépendra des boulots que l'on pourra trouver et donc de nos lieux de vie respectifs (et là, le serpent il se mord quoi ?)... Pour l'instant, nous co-habitons. Tant bien que mal. Nous sommes des co-parents co-locataires.

Et le boulot ? Oui, comme dit plus haut, je dois en retrouver un. Pas si simple quand on a passé tant de temps à travailler en pointillé dans l'ombre d'un homme que je trouvais grand. Je mesure à quel point je me suis perdue au fil du temps. Une femme au foyer larguée face au monde du travail. Alors patiemment je rassemble les morceaux.

Et le corps ? La série noire de l'hiver commence. Mon corps dit comme il peut le ras-le-bol de cette vie pathogène. Les microbes ont trouvé un terrain de jeu idéal. Le stress aidant, je bouffe n'importe quoi et donc je deviens plus que voluptueuse. L'enrobée enrobante enrhubée...

Et les sous ? j'suis à sec !

Et...

Et...

ET J'EN AI MARRE !

(un coin de soleil dans mon ciel nuageux : je me barre à Paris une semaine le rejoindre)

10.01.2008

un note aujourd'hui ?

ben pourquoi pas... qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter ? ma psy ! oh la la, le bordel dans ma tête, c'est comme si j'avais ouvert un placard mal rangé, où on entasse des trucs et des machins. on ouvre la porte et vouf ! tout tombe par terre, s'éparpille, on s'emmêle les pieds dedans et on manque de tomber. si possible sur un truc qui fait mal.

hier, la sentence est tombée : "je crois que vous avez un problème sur votre identité de femme". ah. bon. il y a quelques temps, cela tournait autour d'un problème de narcisse. oui, je sais. tout ça je le sens depuis longtemps. oui, ma mère... oui, cette histoire de 8 ans dans laquelle je me suis effacée derrière un homme. alors on va creuser un peu plus. le tout est certes de me trouver mais aussi de savoir pourquoi... et blablabli et blablabla...

alors, je ramasse ce qui est tombé du placard, je trie, je garde, je jette, je lave. je retrouve des choses égarées que j'aime bien. ça ? hum... non, poubelle ! forcément, sans faire gaffe, je marche pieds nus sur un petit truc dur, ouille, ça fait mal comme piqûre d'aiguille (d'ailleurs à chaque fois qu'on se cogne le pied ça fait toujours super mal). je peste et râle, envie de foutre un grand coup de pied dans tout ça.

devant l'ampleur de la tâche, pfff... je sors de la pièce. je vais faire une pause. boire un café. et penser au plaisir que je lui donne avec ma langue.

08.01.2008

pour cette nouvelle année...

...laissez moi vous dire combien il m'est doux d'être entre ses mains.

il a su me parler et dire à mon corps son amour, il me tient dans sa main et je suis à lui. la versatile une fois de plus ne veux plus autre chose. juste sa peau, son odeur, sa voix caressante. juste ses yeux pour m'y perdre, ses gestes pour m'emporter et ses mots pour me troubler.

et nos ébats... nos corps à corps, peau à peau. nos membres s'entremêlent, mon ventre s'ouvre et il grandit en moi. nos bouches s'effleurent, glissent l'une contre l'autre, les mots les plus doux s'en échappent... nos souffles s'accordent en rythme, la sueur commence à perler. tout devient caresse et pénétration des corps et des âmes. et l'acte d'amour devient une transe. plus rien n'existe. que ces mouvements, cet air chaud et ces cris que nous expulsons. nous nous fondons l'un dans l'autre, nous sommes comme possedés par ce qui nous depasse... nous devenons un. un être bicéphale se nourissant de désir et de plaisir, n'existant que par eux et par nous. moment ultime, instant d'extase. nous redescendons sonnés de ce qui nous est arrivé...

il a laissé son empreinte sur moi, en moi.

je souhaite que cela continue, longtemps...

 

et je vous souhaite une année sensuelle et passionnée.

31.12.2007

(r)évolutions

une note, jetée vite sur le clavier.

4 mois que j'avance, réveillée par un instinct de survie, guidée sur un chemin que je crois enfin être le mien. je sais que la peur dans mon ventre ne me quittera pas. changer à ce point tous ses repères, c'est pire que des résolutions. l'amertume finit par devenir confortable, le cadre etouffant, sécurisant. sauf pour moi. désolée, mais je vaux mieux que ça !

alors demain, les choses se formalisent.

2008 va être chargée.

 

bonne année à tous

04.12.2007

état d'étagère

où vais-je ?

vers moi ! mais quel chantier j'ai lancé là... le sentiment de marcher au bord d'un gouffre, en équilibre instable. l'abandon de tout ce qui a fait mon cadre et ma vie depuis des années à de quoi être flippant. et ça l'est. parfois je perds de vue ce qui m'a animé, la question de ma survie. surtout quand le poids du quotidien retombe, quand reviennent ces gestes tant de fois répétés dans ces mêmes murs, quand les us des uns et des autres se réinstallent alors que je leur parais plus calme... en surface. je ne peux pas rester visiblement et tout le temps dans la révolte qui est en moi... même elle se tait de temps en temps, pour mieux revenir.

les choses se muent lentement. pas le choix avant de changer de régime... je voulais une révolution, un putsch, et me voilà encore en campagne ! je distille mes arguments, je prêche pour ma paroisse, je milite pour moi... je dis et redis un discours longtemps mûri, non, je ne me ferai pas destabiliser par le discours d'en face !

c'est fatiguant tout ça...

 "ce n'est qu'un début, continuons le combat !"

 

debout, hardie versatile !