09.02.2008

fragilités

me sentir faite d'un verre prêt à se briser,

traîner ce sentiment que le sol va se dérober sous mes pieds à chaque instant,

avoir l'impression d'attendre un bruit sourd qui me réduira en miettes,

et toujours ce vide...

où suis-je partie ?

 

 

 

 

?

01.02.2008

sacré valentin...

voici une pub d'un site d'enchères en ligne que j'ai trouvée ce matin...

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amusant, non ?

31.01.2008

psychologie de gondoles

Etait-ce bien raisonnable de faire mes courses après ma séance de psy ? Aurais-je dû me trouver dans cet état face à ces rayonnages ? Toujours est-il que la brèche ouverte avec larmes à l'appui trouvait là le piètre moyen de se remplir. Une phrase anodine était sortie, une de ces phrases pourtant connue et répétée. Mais lors de cette séance, quelque chose en plus vibrait en elle. Avais-je changé un mot, modifié un peu la syntaxe ? Je ne sais plus. Une brusque montée de sanglots m'envahit alors sous cette phrase. J'avais donc ouvert une brèche, mis le doigt sur un truc qui fait mal. Serait-ce le coeur du problème ? Cela en a tout l'air... Je finis donc par un "Mais pourquoi ?" et ma psy de me répondre "Nous allons creuser ça la prochaine fois"...

Brèche, creuser, faille, plaie... Tout ce qui fait mal est en creux, ou alors bien caché profondément, alors on ouvre une tranchée. Comme je l'avais déjà écrit, la psy relève de l'archéologie intérieure. Mais bien avant de trouver les vestiges qui peuvent faire sens (les souvenirs, les constructions symboliques, l'image de la mère et du père...) quel vide ! Et c'est dans cet état de vertige face au précipice découvert que je suis rentrée dans ce supermarché...

Alors j'ai rempli mon caddie et après mes placards. Soulagement factice : faire le plein et combler ces vides. Vide de sens, vide de l'âme, vide du corps, vide des placards avec en plus l'objectif de la mère que je suis : combler le vide des ventres qui m'entourent. Mes courses furent gargantuesques, le caddie débordait. Je suis sortie apaisée. Placards et frigo regorgent de nourriture.

On se console comme on peut...

 

30.01.2008

lecture du moment...

«Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant.»


Milan Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être

20.01.2008

l'hôpital de l'amante

Je crois qu'il n'aime pas m'entendre employer cette expression. Et pourtant, à chaque fois que j'arrive chez lui, je suis en morceaux. Tout à recomposer. Alors dans ses bras, doucement, je me remets. Des caresses pansements, des  baisers comme des points qui me font tenir entière. Tendrement, il me relève. Moi qui ai rarement baissé la garde en amour, pensant prétentieusement pouvoir relever tout le monde, voilà que je m'abandonne à ses soins. Pire ! je le lui demande... et en redemande. Je me fais toute petite dans ses bras, je veux qu'il m'entoure, qu'il m'enveloppe, qu'il me protège. J'aime sentir ses mains, une sur mes cheveux, une dans mon dos. Il me serre contre sa poitrine. Je ferme les yeux...

Et doucement, je reviens à la vie...