19.07.2008

bientôt, je pose mes valises...

Pas de temps et pas de connexion, sauf à mon nouveau bureau où je croule sous les urgences. 

Fatiguée d'être en transit partout, je vis dans mes sacs et je n'ai jamais autant dormi dans des lits différents que ces derniers mois : du squat à droite et à gauche... (euh... des vrais lits, je précise, et si j'ai dormi avec un représentant du sexe opposé, c'est avec mon homme-unique-à-moi !).

Aujourd'hui, je suis dans mes cartons, un peu partout, je pars me rassembler, bientôt...

J'ai retrouvé au passage un disque de Barbara.

Les paroles d'une chanson qui prennent un sens nouveau...

L'ombre de mes amours anciennes,
Du plus loin, du premier rendez-vous,
Du temps des premières peines,
Lors, j'avais quinze ans, à peine,
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux,
Que ce furent, j'étais précoce,
De tendres amours de gosse,
Ou les morsures d'un amour fou,
Du plus loin qu'il m'en souvienne,
Si depuis, j'ai dit "je t'aime",
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et j'ai tourné bien des pages,
Sans les lire, blanches, et puis rien dessus,
C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et mes guerriers de passage,
A peine vus, déjà disparus,
Mais à travers leur visage,
C'était déjà votre image,
C'était vous déjà et le cœur nu,
Je refaisais mes bagages,
Et poursuivais mon mirage,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

Sur la longue route,
Qui menait vers vous,
Sur la longue route,
J'allais le cœur fou,
Le vent de décembre,
Me gelait au cou,
Qu'importait décembre,
Si c'était pour vous,

Elle fut longue la route,
Mais je l'ai faite, la route,
Celle-là, qui menait jusqu'à vous,
Et je ne suis pas parjure,
Si ce soir, je vous jure,
Que, pour vous, je l'eus faite à genoux,
Il en eut fallu bien d'autres,
Que quelques mauvais apôtres,
Que l'hiver ou la neige à mon cou,
Pour que je perde patience,
Et j'ai calmé ma violence,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

Les temps d'hiver et d'automne,
De nuit, de jour, et personne,
Vous n'étiez jamais au rendez-vous,
Et de vous, perdant courage,
Soudain, me prenait la rage,
Mon Dieu, que j'avais besoin de vous,
Que le Diable vous emporte,
D'autres m'ont ouvert leur porte,
Heureuse, je m'en allais loin de vous,
Oui, je vous fus infidèle,
Mais vous revenais quand même,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

J'ai pleuré mes larmes,
Mais qu'il me fut doux,
Oh, qu'il me fut doux,
Ce premier sourire de vous,
Et pour une larme,
Qui venait de vous,
J'ai pleuré d'amour,
Vous souvenez-vous ?

Ce fut, un soir, en septembre,
Vous étiez venus m'attendre,
Ici même, vous en souvenez-vous ?
A vous regarder sourire,
A vous aimer, sans rien dire,
C'est là que j'ai compris, tout à coup,
J'avais fini mon voyage,
Et j'ai posé mes bagages,
Vous étiez venus au rendez-vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je tenais à vous le dire,
Ce soir je vous remercie de vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je suis venue pour vous dire,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous...

Commentaires

C'est ce qu'on appelle une « saine fatigue », non ?
J'imagine que les heureuses perspectives d'un futur – si proche – t'aide à tenir le coup. Alors bon courage pour le dernier coup de collier et plein de bonheur pour cette re-vie 2.0...

Ecrit par : Comme une image | 19.07.2008

Trouver la force de quitter la forteresse du désert des Tartares pour écrire sur les pages blanches, aujourd'hui, à deux mains... Votre homme doit être fier de vous, touché par tous ces signes d'amour :)

Ecrit par : Ccoton | 20.07.2008

Toujours là pour vous lire ! J'espère que tout va bien.

Ecrit par : Agatha | 26.07.2008

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