31.01.2008
psychologie de gondoles
Etait-ce bien raisonnable de faire mes courses après ma séance de psy ? Aurais-je dû me trouver dans cet état face à ces rayonnages ? Toujours est-il que la brèche ouverte avec larmes à l'appui trouvait là le piètre moyen de se remplir. Une phrase anodine était sortie, une de ces phrases pourtant connue et répétée. Mais lors de cette séance, quelque chose en plus vibrait en elle. Avais-je changé un mot, modifié un peu la syntaxe ? Je ne sais plus. Une brusque montée de sanglots m'envahit alors sous cette phrase. J'avais donc ouvert une brèche, mis le doigt sur un truc qui fait mal. Serait-ce le coeur du problème ? Cela en a tout l'air... Je finis donc par un "Mais pourquoi ?" et ma psy de me répondre "Nous allons creuser ça la prochaine fois"...
Brèche, creuser, faille, plaie... Tout ce qui fait mal est en creux, ou alors bien caché profondément, alors on ouvre une tranchée. Comme je l'avais déjà écrit, la psy relève de l'archéologie intérieure. Mais bien avant de trouver les vestiges qui peuvent faire sens (les souvenirs, les constructions symboliques, l'image de la mère et du père...) quel vide ! Et c'est dans cet état de vertige face au précipice découvert que je suis rentrée dans ce supermarché...
Alors j'ai rempli mon caddie et après mes placards. Soulagement factice : faire le plein et combler ces vides. Vide de sens, vide de l'âme, vide du corps, vide des placards avec en plus l'objectif de la mère que je suis : combler le vide des ventres qui m'entourent. Mes courses furent gargantuesques, le caddie débordait. Je suis sortie apaisée. Placards et frigo regorgent de nourriture.
On se console comme on peut...
09:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : superpromos et psychothérapie
30.01.2008
lecture du moment...
«Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant.»
Milan Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être
23:24 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : milan kundera
20.01.2008
l'hôpital de l'amante
Je crois qu'il n'aime pas m'entendre employer cette expression. Et pourtant, à chaque fois que j'arrive chez lui, je suis en morceaux. Tout à recomposer. Alors dans ses bras, doucement, je me remets. Des caresses pansements, des baisers comme des points qui me font tenir entière. Tendrement, il me relève. Moi qui ai rarement baissé la garde en amour, pensant prétentieusement pouvoir relever tout le monde, voilà que je m'abandonne à ses soins. Pire ! je le lui demande... et en redemande. Je me fais toute petite dans ses bras, je veux qu'il m'entoure, qu'il m'enveloppe, qu'il me protège. J'aime sentir ses mains, une sur mes cheveux, une dans mon dos. Il me serre contre sa poitrine. Je ferme les yeux...
Et doucement, je reviens à la vie...
21:45 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : hopital, amour, amant, soins
18.01.2008
la loose
aujourd'hui, j'ai envie de me plaindre. Les blogs, ça sert un peu à ça aussi.
Elle me pèse mon histoire ! (long soupir)
Et la séparation ? suit toujours son cours, tranquillement, avec quelques vagues ici et là, bref, ça traine. Parce que je me rends compte à quel point c'est plus simple de se séparer quand on est pipole ou cadre moyen. CDD au smic, même si c'est dans un milieu qui peut en jeter, ça complique grandement les choses. Trouver un appart, oui mais où, tout dépend du job que je suis censée chercher (arf, le serpent se mord la queue). Et puis on est tous les deux dans ce cas. Nous avons toujours tout mélangé dans cette vie, nous devons donc nous défaire de tout. Sauf de notre enfant, bien sûr.
Et la garde ? Elle dépendra des boulots que l'on pourra trouver et donc de nos lieux de vie respectifs (et là, le serpent il se mord quoi ?)... Pour l'instant, nous co-habitons. Tant bien que mal. Nous sommes des co-parents co-locataires.
Et le boulot ? Oui, comme dit plus haut, je dois en retrouver un. Pas si simple quand on a passé tant de temps à travailler en pointillé dans l'ombre d'un homme que je trouvais grand. Je mesure à quel point je me suis perdue au fil du temps. Une femme au foyer larguée face au monde du travail. Alors patiemment je rassemble les morceaux.
Et le corps ? La série noire de l'hiver commence. Mon corps dit comme il peut le ras-le-bol de cette vie pathogène. Les microbes ont trouvé un terrain de jeu idéal. Le stress aidant, je bouffe n'importe quoi et donc je deviens plus que voluptueuse. L'enrobée enrobante enrhubée...
Et les sous ? j'suis à sec !
Et...
Et...
ET J'EN AI MARRE !
(un coin de soleil dans mon ciel nuageux : je me barre à Paris une semaine le rejoindre)
12:15 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : et la tête alouette...
10.01.2008
un note aujourd'hui ?
ben pourquoi pas... qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter ? ma psy ! oh la la, le bordel dans ma tête, c'est comme si j'avais ouvert un placard mal rangé, où on entasse des trucs et des machins. on ouvre la porte et vouf ! tout tombe par terre, s'éparpille, on s'emmêle les pieds dedans et on manque de tomber. si possible sur un truc qui fait mal.
hier, la sentence est tombée : "je crois que vous avez un problème sur votre identité de femme". ah. bon. il y a quelques temps, cela tournait autour d'un problème de narcisse. oui, je sais. tout ça je le sens depuis longtemps. oui, ma mère... oui, cette histoire de 8 ans dans laquelle je me suis effacée derrière un homme. alors on va creuser un peu plus. le tout est certes de me trouver mais aussi de savoir pourquoi... et blablabli et blablabla...
alors, je ramasse ce qui est tombé du placard, je trie, je garde, je jette, je lave. je retrouve des choses égarées que j'aime bien. ça ? hum... non, poubelle ! forcément, sans faire gaffe, je marche pieds nus sur un petit truc dur, ouille, ça fait mal comme piqûre d'aiguille (d'ailleurs à chaque fois qu'on se cogne le pied ça fait toujours super mal). je peste et râle, envie de foutre un grand coup de pied dans tout ça.
devant l'ampleur de la tâche, pfff... je sors de la pièce. je vais faire une pause. boire un café. et penser au plaisir que je lui donne avec ma langue.
10:39 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : un langue, un placard, un femme au milieu
08.01.2008
pour cette nouvelle année...
...laissez moi vous dire combien il m'est doux d'être entre ses mains.
il a su me parler et dire à mon corps son amour, il me tient dans sa main et je suis à lui. la versatile une fois de plus ne veux plus autre chose. juste sa peau, son odeur, sa voix caressante. juste ses yeux pour m'y perdre, ses gestes pour m'emporter et ses mots pour me troubler.
et nos ébats... nos corps à corps, peau à peau. nos membres s'entremêlent, mon ventre s'ouvre et il grandit en moi. nos bouches s'effleurent, glissent l'une contre l'autre, les mots les plus doux s'en échappent... nos souffles s'accordent en rythme, la sueur commence à perler. tout devient caresse et pénétration des corps et des âmes. et l'acte d'amour devient une transe. plus rien n'existe. que ces mouvements, cet air chaud et ces cris que nous expulsons. nous nous fondons l'un dans l'autre, nous sommes comme possedés par ce qui nous depasse... nous devenons un. un être bicéphale se nourissant de désir et de plaisir, n'existant que par eux et par nous. moment ultime, instant d'extase. nous redescendons sonnés de ce qui nous est arrivé...
il a laissé son empreinte sur moi, en moi.
je souhaite que cela continue, longtemps...
et je vous souhaite une année sensuelle et passionnée.
23:02 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour, amour, je t'aime tant... je t'aime tant

