28.09.2007

c'est sorti

"est-ce que la séparation est dans le champ des possibles ?"

j'ai répondu oui.

"est-ce que tu te sens soulagée de me le dire ?"

j'ai répondu oui.

 

l'histoire est en marche...

27.09.2007

j'en étais où déjà ?

ah oui... je ne sais plus. J'en suis là où je ne sais plus. En fait si, je sais... je sais très bien même, mais... Alors ça donne quoi ? ça donne ça : me-myself-and-I VS. me-myself-and-I

extraits du combat du siècle :

"- *soupir* ... son regard, ses yeux...

- hum... t'as pas aut' chose à faire là ?

- mmmmoui ? si... repartir...

- *main sur le front* mais c'est pas vrai ! t'es pas possible toi !

- pourquoi ?

- y a pas d'urgences là, à traiter ? y a pas comme un p'tit que'qu'chose à faire là ? ça fait des mois que tu ne sais plus où t'habites ! tu peux pas te rassembler un peu ? te prendre un peu au sérieux et faire enfin quelque chose de ta vie ? toujours à suivre les autres ou alors tes désirs... et ta vie, elle est où là dedans ?... Regarde les choses en face ! Déconstruite, déstructurée, déconfite... pas joli tout ça !

- *se caresse les bras* mmmm... ses bras... fermer les yeux...

- *dépitée* ooooh ! mais t'es trop con ma vieille ! bouge ton cul un peu ! toi qui sors toujours tes formules comme des choses évidentes pour les autres, applique les pour toi un peu ! tiens, celle là par exemple (ça fait des décennies qui tu nous pompes l'air avec) "pour être bien avec l'autre, faut déjà être bien avec soi"... alors ? t'es bien avec toi-même... enfin, aussi avec moi puisque je suis ta petite voix... hmmm ? tu ne réponds pas ?...

- *les yeux au ciel* tu me saoules...

- *hausse le ton* ah mais non, ma bonne dame ! ça ne va pas se passer comme ça ! on va arrêter de fuir, de vouloir se perdre dans les plaisirs voluptueux... tu veux du plaisir ? alors assumes le reste ! crois moi, tu les vivras bien mieux après (et moi aussi)...

- *affalée, tête sur la table* chais plus par où commencer moi...

- tu fais comme quand tu bosses (d'ailleurs, t'es à la bourre sur les dossiers, là, tu sais ?) : diagnostic, analyse, définition d'objectifs, échéancier, phases de réalisation... bon, ok, on oublie les grilles d'évaluations du chemin parcouru, tu t'en occuperas dans un ou deux ans. Puis t'évites de faire ton cordonnier, hein ? à pleurer parce que t'es mal chaussée... d'accord ? Crois moi, c'est rendre service à tout le monde... toi la première.

- *regard vague* j'ai la trouille, j'ose pas, j'ai plus confiance...

- ben on va voir un psy si tu veux... ah, oui, tu ne sais plus ce que tu veux... sauf repartir. C'est déjà ça. Tu crois franchement qu'on va vouloir de toi dans cet état, bancale dans la tête ? Les autres ne sont pas des béquilles... Il te donne de la force ? Alors puise la à bon escient... Cela ne peut être que bénéfique pour vous deux... Non, moi, ta petite voix, j'en ai marre de répeter les mêmes choses... Certes, j'y vois plus clair depuis peu, notre escapade n'a fait que rendre les choses plus lisibles, ça les a cristallisées... Faut qu'on se retrousse les manches ma belle ! Le plus dur, c'est de s'y mettre... après, quand on y est...

- ...

- c'est ça ou alors tu vas atteindre un point de non retour... genre Thelma et Louise à toi toute seule quoi... Faut solidifier la base ! sinon, bonjour l'écroulement... c'est ce que tu veux ?

- *au bord des larmes* non...

- alors on y va..."

25.09.2007

Return to the casa

Aujourd'hui, je n'ai pas décroché mon lecteur mp3 de mes oreilles. Repas, lessives, repassage... j'ai traversé ces heures accompagnées de toutes ces musiques rapportées. Hétéroclites, tendrement romantiques ou au rythme plus que soutenu, virgules amusantes et clins d'oeil qui me décrochent un sourire. "Nobody fucks with the jesus..."

"Qu'est-ce que tu écoutes ?" Ah ! raté, c'est le ukulélé de Bob l'éponge ! Oui, aujourd'hui, il a pu se poser des questions sur ma santé mentale... Moi, la mère de retour au bercail, me voilà pire qu'une adolescente : accro à mes mails, mes sms secrets, mon téléphone portable indécrottablement fourré dans ma poche... Silencieuse. Ailleurs.

Ailleurs ? Oui. Dans un grand lit oriental aux bois anciens, dans des draps rouge baiser, dans des éffluves de rose et de faune... Dans tous ces plaisirs qui furent partagés dans cette bulle, hors du monde, hors du temps. Tous les sens à l'unisson : le goût, la vue, l'ouïe, l'odeur, le toucher... jusqu'à ce sixième sens, celui impalpable, indicible, inexplicable mais pourtant bien présent.

C'est incroyable de sentir ainsi, combien, par moments, on sent que tout est à sa place, des molécules aux planètes et nous, au milieu. De vivre des choses incroyablement évidentes. Cette rencontre coulait de source. Nous le sentions avant, nous en avons eu la confirmation pendant.

Et après ? "Te rencontrer pour me rencontrer"...

J'ai un chantier à remettre en route. Trop de choses laissées de côté par peur de ce qu'il y a derrière. Je crois qu'aujourd'hui je n'ai plus le choix. Je vais sortir mes pelles et mes pinceaux, épousseter les strates de poussières et de sédiments, carotter pour voir s'il n'y a pas des choses plus lointainement enfouies, analyser les échantillons remontés à la surface...

Et prendre le temps aussi. C'est important de savoir prendre son temps...

16.09.2007

cabinet des banalités

La salle de bain... C'est dingue tout ce qui se passe dans cet espace ! Lieu commun de notre corps où l'on se fait face, seuls, nus, bruts. Dans cet espace, les masques tombent et se refont, l'animalité y est traquée, le corps social se modèle. Couleurs, odeurs, rituels, sacrifices et douleurs, du tribal à nous tout seul. Ce n'est plus une pièce, c'est un véritable sas...

J'aime passer du temps dans ma salle de bain, je m'y enferme à double tour, je menace de représailles ceux qui voudraient passer la porte... et pour cause : je me fais laide pour tenter d'être belle, je me fais mal pour m'être agréable. Je gomme la femelle pour me faire femme. Dans ce dessein, je m'entoure de baumes et d'effluves, je gratte et caresse mon corps, je réunis mon esprit et ma chair. Je suis une au milieu des reflets.

Parfois, je m'emporte. J'oublie un peu plus le temps. Je veux capter mon image. Qui n'a pas fait un jour son autoportrait dans la salle de bain, entièrement nu ou timidement recouvert ? Alors, je joue, je shoote, je garde, j'efface.. j'envoie. Parfois je me mords les doigts de ce dernier acte... oups !

Mais que serait la salle de bain si elle n'était pas aussi le cabinet de nos intimités... Espace d'abandon ou d'expérimentations, yeux fermés ou grand ouverts sur nos plaisirs non partagés, pensées tournées vers cette bouche trop longtemps désirée, la jouissance est bout du chemin !

Et voici comment je ressors neuve et fébrile à la fois, prête à être.

13.09.2007

marabout

maraboutée... tête en l'air... l'air de rien... rien à dire... direct à paname... ame émue... mutisme qui s'allonge... allongée contre son corps... bref, pas prolixe pour deux sous la versatile en ce moment !

tente vaguement d'aligner deux mots, de faire des phrases, de se concentrer un temps soit peu sur le quotidien mais débranche aussitôt... rêveuse, elle est. bientôt, elle part le rejoindre. se brûler à ses baisers. tout son corps le réclame.

orgie de lui. festin de déesse.

08.09.2007

bonne élève

En bonne routarde (et roublarde) des joies de Vénus et des plaisirs de la chair, je pensais ne pas avoir à apprendre plus de nouveautés que cela ou si peu. Au mieux, découvrir et essayer de nouvelles choses, au pire, me dire que oui : c'en était fini, les affres du temps et la pudibonderie ambiante ayant eu raison de moi. Fort heureusement, je ne suis pas de nature blasée et reste souvent pétrie d'espoir. Et je me surprends à découvrir un aspect pourtant approché bien des fois mais jamais d'aussi près... l'érotisme. Pas celui qui s'étale partout et dont le commerce s'est emparé, ni celui presque attendu du monde des fantasmes, ni encore celui qui pointe au travers de nombreuses discussions très crues sur les choses du sexe que j'ai pu avoir.

Non, un érotisme qui vient de loin. Un érotisme où l'on se pâme, où la moindre parcelle de peau porte en elle les promesses de sensuelles entrevues. Presque de la fin'amor... L'attente du baiser est en elle-même un acte qui provoque le trouble, les mots aiguisent le désir, leur lecture en fait trembler mon souffle, tout doucement le ton monte... et c'est un vertige qui me submerge, un tourment mêlé de plaisir et de frustration. Une douce et belle relation où l'émotion prime sur le corps, même si le naturel revient pour allumer un feu qu'il est bon parfois de calmer.

Bel amant, j'ai envie d'aller plus loin encore, de provoquer un corps à corps où nous tarderions à nous embrasser sur la bouche. Nos effleurements nous brûleraient la peau. Nos lèvres prendraient un malin plaisir à se détourner de nos zones les plus sensibles pour suivre des chemins plus innocents. Nous retarderions les approches plus profondes mais pourtant inévitables...

J'apprends, je prends, impatiente...

 

06.09.2007

rien à dire


podcast

Cela fait longtemps que je n'ai pas écouté ce disque. Cherchant une musique à poser sur cette note (assez inutile d'ailleurs), ce morceau s'est imposé de lui-même. Pas de sens caché (je ne comprends rien à l'anglais) mais une ambiance qui colle un peu à ces journées qui défilent. Et comme je suis de nature obsessionnelle (si, je vous jure !) j'épuise les titres à force de les écouter sans cesse. Surtout dans ma voiture (j'adore faire ma vieille ado, en plus de me traîner encore ma vieille paire de Doc', j'écoute la musique à fond avec les vitres baissées).

Sur la musique, je reste plus qu'éclectique. Un stock important de disques récupérés ou achetés ici et là me permet de trouver LE truc de la situation. Et ce soir, c'est "Before the poison" de Marianne Faithfull, il y a comme une espèce d'énergie désesperée là dedans...

 

05.09.2007

un beau soleil aujourd'hui

La journée a plutôt mal commencé. Un manque de sommeil qui commence à porter sur les nerfs, mal au dos, mal partout. Je me sens d'une humeur épouvantable à couper au couteau. J'aborde les choses sous un mauvais angle. Mes idées sont noires. Je préfèrerais rester sous les couvertures et me remplir de chocolat (et tenter une near death experience... by chocolate ?). Je prends mon agenda, vite le calendrier... Bon (mauvais ?) sang ne saurait mentir, mes hormones se rappellent à moi douloureusement. Mes règles. Je les ai "oubliées" et en plus elles sont en avance. Les règles, c'est mon "marronier" à moi. Les journalistes ont la rentrée scolaire, la toussaint, les départs ou retours de vacances... moi, ce sont mes règles. Pas un blog où je n'en ai parlé ! C'est une de mes composantes, c'est ce qui me rappelle que je ne suis après tout qu'un animal, une femelle. Elles m'épuisent (je militerais bien pour un arrêt de travail systématique de trois jours par cycle et une information plus appuyée sur ce phénomène dans les cours de sciences naturelles) mais elles rythment mes humeurs... Et dans ces moments là, danger ne pas s'approcher (je profite aussi de cet état pour arriver à mes fins : avoir la paix, vu que je ne supporte rien).

Mais aujourd'hui, j'ai pu dépasser cet état et oublier un peu la nature qui me submerge pour apprécier la nature qui m'entoure. Aujourdhui, la lumière était belle, limpide, nettoyée par la pluie de la veille, le soleil brillait sans assomer. Alors j'ai pris la route avec la musique de Verdi, direction le sud. J'avais un rendez-vous de travail dans un château renaissance presque en ruine loin de tout (mon travail n'est certes pas rentable mais j'ai la chance de vivre de petits instants hors du commun qui rendent plus facile l'acceptation de ma condition). Et ce fut une après midi délicieuse. J'ai pris mon temps, découvert des jardins revenus à l'état "sauvage" (la nature rendue à elle-même), vu des paysages à couper le souffle (j'avoue que la longue marche sur des sentiers escarpés m'a aussi coupé le souffle), mangé des mûres et des amandes, apprécié cette lumière qui nous entourait, mon hôte et ma petite personne.

Le temps a filé sans que je m'en rende compte. Les affres de la modernité m'ont rappelée à l'ordre... "Tu rentres quand ?"... Alors je suis partie réintégrer mon rôle, ma place, ma condition, mon humeur matinale avec toutefois de belles images en tête.

Dans une semaine, ça ira mieux...

03.09.2007

vilaine femme !

Je suis une vilaine femme... Je distille des émotions, j'ose affirmer des sensations, je déclare mes flammes. Je suis une amante, une infidèle. Loin de moi l'idée de jouer avec mon prochain. Comme déjà écrit (il me semble) j'aime le ressenti et la connexion entre deux êtres. En ce moment un grain de beauté me joue des tours. Un grain, c'est trois fois rien. Mais dans mon esprit tortueux, cela prend des dimensions qui me dépassent. Et je suis dépassée. Je l'imagine comme point de départ de chemins sinueux où déposer mes baisers. Tous mes sens sont en alerte. Je pourrais décrire bien plus. Mais non, la situation est suffisamment porteuse d'intensité comme ça.

Ce n'est pas bien d'exposer de la sorte mes désirs, aussi clairement. De me dire que j'emmène l'autre sur des chemins inconnus. De ma vie d'amante, j'ai vécu quatre belles rencontres. Deux hommes, deux femmes, je suis pour l'égalité des sexes ! Avec à chaque fois un désir ardent d'aller de l'avant sans se poser la question du lendemain. Sans se poser cette question car on sait de quoi est faite la réponse : vivre intensément ce moment et savoir qu'il faudra quelques jours d'atterrissage dans l'autre vie, celle qui reprend ses droits. Mais je me serais nourrie, abreuvée à la source. Une recherche d'absolu qui ne peut être que momentanée. Cela évite d'épuiser une relation, de conserver un peu de magie.

J'aspire à devenir un délicieux souvenir.

Je ne suis pas si vilaine que ça...

je veux écrire ma note !

Mais non... Je n'y arriverai pas. Je remplis tant bien que mal mon rôle de mère et de femme alors je réponds présente à la moindre sollicitation. Le moment crucial se situe entre 17h et 21h30, du bain au coucher défnitif, avec entre le repas - toujours mouvementé - la vaisselle et tout le reste. J'essaie tant bien que mal de grapiller quelques minutes, je veux écrire combien il m'est doux de penser à cette peau, que j'aime embrasser comme on mange un fruit mûr et juteux, comment des mots parcourus réveillent en moi des sensations familières, écrire pour mieux me rappeler ces moments passés dans des bras presque inconnus... "Moi je veux sortir du bain"... vite enregistrer en brouillon (j'ai deux notes dans cet état). "On a faim"... éteindre ce satané appareil (qu'est-ce que je vais faire à manger ?). "Oui, j'arrive !". Généralement, dans ces situations là, je m'ennerve vite, je bougonne et passe vite pour une mégère. Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas avancer sans moi ? AH ! Je suis mère, c'est vrai... Mais je refuse d'oublier ce qui me fait !

A cette heure-ci, la "mère" retourne dans sa bulle, elle n'aime pas la télé... Elle n'est pas la seule dans ce cas là. Bientôt, à l'approche de pas, elle fermera toutes les fenêtres de son écran.

- "Tu discutais avec qui ?"

- "C'était bien le film ?"

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